Succession sans enfant : qui hérite et comment optimiser ?
Mis à jour en 2026 · Barèmes officiels
Sans enfant, les règles successorales changent radicalement. L'ordre des héritiers légaux, les abattements applicables et les droits à payer dépendent du lien de parenté avec le défunt. Et sans testament, des proches que vous auriez voulu avantager (concubin, ami, neveu) peuvent se retrouver avec rien — ou avec une facture fiscale très lourde.
L'ordre des héritiers légaux en l'absence d'enfant
La loi établit un ordre de priorité entre les héritiers. Un ordre supérieur exclut totalement les ordres inférieurs.
Enfants et leurs descendants
5 % → 45 %
Héritiers réservataires — ne peuvent pas être déshérités
Parents + frères, sœurs et leurs descendants
35 % / 45 %
En l'absence d'enfants
Ascendants (grands-parents)
35 % / 45 %
En l'absence d'enfants et de frères/sœurs
Collatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins jusqu'au 6e degré)
55 %
Très fortement taxés
Conjoint marié / pacsé avec testament
0 %
Exonéré depuis la loi TEPA 2007
Le piège du concubin : 60% de droits ou rien
En France, le concubin (union libre) n'a aucun droit successoral légal. Sans testament, il ne reçoit rien. Et s'il reçoit un legs par testament, il est traité comme un tiers : droits de 60% après un abattement de seulement 1 594 €.
Exemple : léguer 200 000 € à un concubin
La solution la plus efficace pour transmettre à un concubin est l'assurance vie avec désignation nominative : 152 500 € exonérés, puis 20% au-delà — soit 3 fois moins de droits que par voie successorale.
Le mariage ou le PACSrestent les seules façons d'obtenir l'exonération totale.
Le testament : indispensable sans enfant
Sans enfant, vous n'avez pas d'héritiers réservataires (sauf vos parents dans certains cas limités). Vous avez donc une grande liberté pour désigner vos bénéficiaires par testament.
Testament olographe
Rédigé entièrement à la main, daté et signé. Gratuit, mais plus fragile (peut être contesté, perdu, mal interprété).
Testament authentique
Rédigé par un notaire devant deux témoins. Plus sécurisé, conservé au fichier central des testaments. Coût : ~200-300 €.
Stratégies pour transmettre efficacement sans enfant
Assurance vie : l'outil clé pour les tiers →
Pour transmettre à un concubin, un ami ou un neveu, l'AV offre 152 500 € exonérés par bénéficiaire (avant 70 ans), contre 60% de droits via le testament.
Donation de son vivant →
Utiliser les abattements disponibles (15 932 € pour un frère/sœur, renouvelable tous les 15 ans) pour réduire progressivement la masse successorale.
Legs à une association
Les associations et fondations reconnues d'utilité publique sont exonérées de droits de succession. Si vous souhaitez donner un sens à votre patrimoine, c'est la voie la plus efficace fiscalement.
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Questions fréquentes
Sans enfant ni conjoint, qui hérite par défaut ?›
En l'absence d'enfants et de conjoint, les héritiers légaux sont, dans l'ordre : les parents et frères/sœurs (ou leurs descendants), puis les ascendants (grands-parents), puis les collatéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins) jusqu'au 6e degré. Au-delà du 6e degré ou s'il n'y a aucun héritier, l'État hérite.
Le concubin peut-il hériter sans testament ?›
Non. En France, le concubin (union libre) n'a aucun droit successoral légal. Sans testament, il ne reçoit absolument rien. De plus, s'il reçoit un legs par testament, il est considéré comme un tiers et paie des droits de succession de 60% après un abattement de seulement 1 594 €. L'assurance vie avec désignation nominative est souvent la seule solution efficace pour transmettre à un concubin.
Peut-on tout léguer à un ami ou une association ?›
Oui, si vous n'avez pas d'héritiers réservataires (enfants, et parfois parents). Sans enfant, vous êtes libre de léguer l'intégralité de votre patrimoine à qui vous souhaitez par testament. Un ami paiera 60% de droits (tiers), mais une association reconnue d'utilité publique peut être exonérée.
Comment protéger un frère ou une sœur handicapé(e) ?›
Un legs à un frère ou une sœur atteint d'une infirmité bénéficie d'un abattement supplémentaire de 159 325 € (cumulable avec l'abattement de 15 932 €), soit 175 257 € d'abattement total. De plus, un contrat d'assurance vie avec désignation nominative permet de transmettre jusqu'à 152 500 € supplémentaires avec une fiscalité de seulement 20%.
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